Cette publication marque un tournant pour Cartacaro.
Au fil de mes recherches, les photographes sont devenus de plus en plus présents. C’est dans cette direction que Cartacaro va désormais poursuivre son chemin.
Dès le début du XXe siècle, vers 1905, quelques Européens fortunés – fonctionnaires, militaires ou voyageurs en villégiature – organisaient des expéditions de chasse dans les forêts et les savanes d’Indochine. Leur but : traquer le gros gibier (éléphants, tigres, rhinocéros ou buffles sauvages) et rapporter des trophées (peaux, défenses, crânes) ou des photographies comme preuves de leurs exploits. Ces dépouilles, une fois en France, décoraient les salons bourgeois ou les clubs parisiens, tandis que les récits de ces chasses alimentaient les colonnes des revues comme L’Illustration.
Pour réussir ces traques, les chasseurs européens s’appuyaient sur des guides locaux, souvent des autochtones des plateaux comme les Moï ou les Stiêng. Ces hommes, fins connaisseurs du terrain, savaient :
Lire les signes : repérer les traces, anticiper les déplacements des animaux pour protéger leurs villages des prédateurs.
Éviter les dangers : utiliser des techniques de repli (pièges, signaux, cachettes) en cas d’attaque ou de rencontre imprévue avec une bête dangereuse.

La chasse à l’éléphant était la plus exigeante en termes d’organisation. Une fois l’animal abattu, il fallait en effet le dépouiller sur place, une opération qui nécessitait une équipe nombreuse : il fallait souvent une vingtaine de personnes pour retourner la bête et la mettre en position de travail.

Decoly, lui, n’était n’était ni chasseur ni photographe, mais éditeur. Il achetait les négatifs aux chasseurs qui avaient immortalisé leurs exploits : scènes de chasse, trophées ou animaux abattus. D’après des écrits familiaux, ces chasseurs n’étaient pas toujours payés immédiatement. Decoly, astucieux, leur versait une rémunération à la vente : il les payait en fonction des milles de cartes postales écoulées. Ainsi, il ne prenait aucun risque financier et reportait la charge sur les ventes futures.
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Cette publication marque un tournant pour Cartacaro.
Au fil de mes recherches, les photographes sont devenus de plus en plus présents. C’est dans cette direction que Cartacaro va désormais poursuivre son chemin.
Chaque jour, des cartes postales disparaissent : oubliées, jetées, ou détruites par le temps ou les héritiers.
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Vous les attendiez… Les voici !
Les clichés oubliés du capitaine Péri sur la bataille du Yen Thé (1909) sont en ligne. 80+ images à ne pas rater
Nous vous proposons de revivre ce court séjour entre photographies, ouvrages et cartes postales.
Un voyage marqué par la diversité des paysages et des ambiances.