En 1972, certaines formations nord-vietnamiennes conservaient encore la désignation traditionnelle de Viet Cong (VC). Pourtant, ces divisions étaient désormais organisées et équipées comme une force principale de l’Armée Nord-Vietnamienne (ANV), composée de soldats de l’ANV infiltrés vers le Sud par la piste Ho Chi Minh.
Lors de l’offensive décisive de 1975, qui aboutit à la chute du Sud-Vietnam, le VC ne joua qu’un rôle mineur. Son influence avait diminué au profit de l’ANV, devenue la (…)
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Dans le Nam Bo Armée de libération Début 1965 la situation est critique
Le Viet Cong (VC) et l’Armée du Nord Vietnam renforcent leur emprise sur les campagnes sud-vietnamiennes.
Leurs effectifs passent de 30 000 (novembre 1963) à 212 000 (juillet 1965) avec 1 000 hommes infiltrés chaque mois depuis le Nord.
L’ANV et le VC s’équipent d’armes modernes (AK-47), tandis que l’ARVN Sud Vietnam utilise encore des armes américaines de la Seconde Guerre mondiale.
1965 : tournant du conflit
Première intervention directe de (…)Combattants de l’ombre L’offensive du Têt débute en janvier 1968, d’abord discrètement dans le nord-ouest du Sud-Vietnam. Le 31 janvier, les combats éclatent simultanément dans tout le pays. Hanoï lance l’offensive sans certitude de succès. Le Viet Cong (VC) est en première ligne, renforcé par des recrues et des guérilleros peu expérimentés. 30 000 pertes pour le VC, qui perd son rôle militaire dominant après le Têt. L’Armée Nord-Vietnamienne (ANV) reste en réserve, prête à intervenir en cas de percée.
Objectifs (…)Femmes dans la guerre L’essor de l’insurrection au Sud-Vietnam par le Viet Cong ne s’explique pas uniquement par la capacité des Nord-Vietnamiens à infiltrer armes et troupes vers le Sud. Il révèle aussi les défaillances majeures du gouvernement sud-vietnamien : son incapacité à sécuriser des frontières trop perméables, l’échec du régime de Diem à mettre en œuvre un programme de pacification efficace pour contrer l’influence du Viet Cong dans les campagnes, ainsi que les difficultés persistantes de l’ARVN ’Sud (…)
Blockhaus et postes militaires L’art de la guerre en brousse : les préparatifs de l’assaut contre les "pirates"
Pour mener à bien l’opération et surprendre les insurgés, les troupes françaises durent s’immerger dans la jungle des mamelons et des massifs karstiques, un environnement aussi hostile qu’inconnu. Loin des fortifications classiques, elles érigèrent des postes de fortune, savamment camouflés à l’aide de branchages, de feuilles de bananiers et de pailles de riz. Des tranchées furent creusées, des haies et des (…)Akhas peuple des montagnes Originaires du sud-ouest de la Chine, plus précisément de la région du Yunnan, les Akha ont entamé une migration progressive il y a deux cents ans pour s’installer au Laos, en Birmanie, en Thaïlande et au Vietnam. Aujourd’hui, leur présence se concentre principalement dans l’extrême nord du Laos, notamment dans les provinces de Phongsaly et Luang Namtha, où ils vivent en altitude, parfois dans des communautés très isolées. Appartenant au groupe ethnique des Lao Soung (peuples des montagnes), (…)
L’ennemi américain Dès 1964, les bataillons Viet Cong se restructurent : les bataillons deviennent des régiments, et les régiments des divisions. Fin 1964, les 271ᵉ et 272ᵉ régiments VC fusionnent. Équipés d’armes chinoises et soviétiques, ils forment la 9ᵉ division VC. Première épreuve majeure : la bataille de Binh Gia, un village catholique situé à 65 km au sud-ouest de Saïgon, sur la route interprovinciale n°2. Du 28 décembre 1964, et pendant trois jours, le VC tend une embuscade. Résultat : Le 33ᵉ (…)