Exécutions 3 Août 1908, datées 6 août 1908
Le 3 août 1908 sont décapités Haï Hien, le marchand d’eaux grasses (chef du syndicat secret des boys de la citadelle), le brigadier d’artillerie Caï Nga (le saboteur des canons de 75 lors de la tentative du 22 mai précédent) et le cuisinier Xuan.
L’histoire parle du 3 août 1908, les cartes postales du 6 août.
Seul le photographe et éditeur Bonal nous montre le déroulement de ces exécutions.
Deux séries de cartes postales ont été faites.
Celle-ci est confidentielle, il semblerait que cette série n’ait pas été commercialisée en cartes postales, contrairement à la deuxième série (voir exécution du 6 août 1908).
La carte portant le numéro 1 présente " Le cuisinier empoisonneur Hai-Hien et le brigadier Caï 643 sortant de la prison pour aller au supplice ".
Ils sont encadrés par des militaires français en grand uniforme.
Des civils européens et indigènes massés à la sortie de la prison regardent les condamnés.

Cuisinier HA HIEN et Cai 643 sortent de la prison pour aller au supplice
Bonal 1 #214

Cuisinier HA HIEN et Cai 643 sortent de la prison pour aller au supplice
Bonal 1
Bien que sur la photo on ne distingue de deux hommes indochinois, on peut trouver sur d’autres cartes inscrite à la main cette annotation :
Nguyên Duc, brigadier cai 643, homme en gris à gauche, Vu Van Thuân, marmiton, on ne le voit pas mais on distingue ses pieds nus derrière le brigadier, il est vétu d’un robe longue noire et d’un pantalon blanc on voit le haut de sa tête à la hauteur des épaule du brigadier, Nguyên Van Truyên, dit Hai-Hien, cuisinier, homme à droite robe noire pantalon blanc.

Les condamnés sont attachés aux piquets
Bonal 2 #216
Sur le cliché n° 2, « Les condamnés sont attachés aux piquets » .
Les noms sont à nouveau écrits au dessus de chacun des hommes à genoux. Au premier plan se trouve Hai-Hien, puis Nguyên Duc et au fond Vu Van Thuân.

Les condamnés sont attachés au piquet
Bonal 2

Bonal 2

Bonal 2
Les porteurs de sentence accompagnent le cortège.
Sur des affiches, en caractère chinois, les faits reprochés et les sentences sont inscrits. Ces panneaux sont plantés devant les hommes agenouillés afin qu’ils puissent une dernière fois voir les raisons de leurs peines.
Ces panneaux escorteront ensuite les corps et seront plantés sur les tombes. Personne ainsi ne pourra ignorer les raisons de l’exécution.
Une fois les panneaux mis en place, quelqu’un lit les sentences, cliché n° 3, les suppliciés sont mis à genoux et livrés aux bourreaux.

La lecture de la sentence 6 août 1908
Bonal 3 #218

La lecture de la sentence 6 août 1908
Bonal 3
Le cliché n° 4 est pris à « L’instant de la décollation »

L’instant de la décollation 6 août 1908
Bonal 4 #239
Puis les bourreaux, pour prouver que la sentence est exécutée, lancent la tête en l’air cliché n° 5.

Le bourreau se prépare à jeter la tête en l’air 6 août 1908
Bonal 5 #248

Le bourreau se prépare à jeter la tête en l’air 6 aout 1908
Bonal 5
Clichés n°6 et n°7, les corps sont ensuite mis en bière devant les autorités civiles et militaires et devant un parterre de journalistes et de photographes.

Après l’instant fatal, on attend les bières 6 août 1908
Bonal 6 #251

La mise en bière 6 août 1908
Bonal 7 #252
La tête est aussi mise dans la bière.

La tête est mis en bière avec le corps 6 août 1908
Bonal 8 #254

La tête est mis en bière avec le corps 6 aout 1908
Bonal 8
Les cercueils sont chargés dans une charrette à cheval et accompagnée par une escorte de chasseurs annamites à cheval, cliché n°9.

Après l’exécution l’enlèvement des cercueils , à droite la presse 6 août 1908
Bonal 9 #266

Après l’exécution l’enlèvement des cercueils, à droite la presse 6 août 1908
Bonal 9

Bonal 9
Le cliché n°10 présente les bourreaux, les porteurs de sentences et le personnel fossoyeur, la pelle sur l’épaule. En arrière plan, dans une calèche à cheval, une élégante en capeline s’apprête à rentrer chez elle.

Bonal 10 #270

Bonal 10
Le dernier cliché n°11 absent à ce jour sur le site représente l’inhumation.
Le cortège gagne le village du Papier.
Les corps sont inhumés derrière le poste de la garde indigène. Ce lieu est très certainement choisi pour éviter que le site devienne un lieu de dévotion et de pèlerinage.
